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Activités pédagogiques et scientifiques

ARTLINGO : Atelier de théâtre étudiant avec Alexandra BADEA et Elisabeth MARIE

Dans le cadre du projet ARTLINGO qui vise à dynamiser l’apprentissage des langues étrangères au moyen de pratiques artistiques, le Département d’études roumaines et le Lectorat de roumain, en partenariat avec l'Institut Culturel Roumain de Paris, proposent au deuxième semestre de cette année universitaire un cours sous forme d’atelier de création théâtrale et performance artistique réalisés en collaboration avec l’écrivaine Alexandra Badea et la metteure en scène Élisabeth Marie (Compagnie Scarface Ensemble).

Le cours-atelier finira par une performance ouverte au public.

Alexandra Badea

Née en 1980 en Roumanie, Alexandra Badea est auteure, metteure en scène, scénariste et scénographe. Après une formation de metteur en scène à l’École nationale supérieure d’art dramatique et cinématographique de Bucarest, elle s’installe à Paris et travaille en tant que metteur en scène entre la France et la Roumanie.

Elle monte des textes de Matei Visniec, Sonia Chiambretto, Biljana Srbljanovic, Sarah Kane, Igor Bauersima, Mihaela Michailov, Nicoleta Esinencu ainsi que ses propres textes. Dès 2009, elle publie aux éditions de L’Arche ses premières pièces (écrites en français) Contrôle d’identité , Mode d’emploi et Burnout. Sa pièce Pulvérisés paraît à L’Arche en 2012 et reçoit le Grand Prix de Littérature Dramatique 2013.

L’oeuvre d’Alexandra Badea est traversée par des questionnements politiques et sociétaux contemporains. : « Mon écriture théâtrale est ancrée dans le monde dans lequel on vit et dans les choses concrètes. J’ai besoin d’écrire en réaction (...). Le théâtre est pour moi un espace où cette violence que j’emmagazine, par rapport à tout ce que je vois autour de moi dans la société, peut se déverser. »

La pièce Extrêmophile (2015) relate une immersion en eaux profondes, une plongée dans les fissures de la conscience d’un chef de cabinet ministériel, d’un pilote de drones employé par l'armée américaine, et d’une jeune scientifique qui a renoncé à la recherche au profit de l’industrie. Remords et rêves oubliés dialoguent, l’intime et le politique interfèrent, et la dramaturge touche la faille géologique et humaine. Des bribes de pensées, des flux de paroles, livrés en vrac, laissent des connexions se faire et se défaire sous nos yeux. La solitude devenir pixelisée et le drame fugitif.

Le nom de la pièce fait référence aux êtres vivants capables de vivre dans ces environnements extrêmes, les extrêmophiles, qui, dans le texte, sont aussi le sujet d'étude que la scientifique a abandonné pour se consacrer à des recherches plus « rentables ».

Elisabeth MARIE et la Compagnie Scarface Ensemble

La Compagnie Scarface Ensemble a été créée à Strasbourg en 1979 à l’initiative de Bernard Bloch (aujourd'hui directeur du Réseau Théâtre à Montreuil), Ismaïl Safwan (aujourd'hui directeur artistique de Flash Marionettes) et Elisabeth Marie. Depuis les années 2000, la compagnie a intégré l'outil numérique à ses créations, via l'apport notamment de la musique électroacoustique. La compagnie affirme une identité artistique originale entre théâtre et musique. Les thématiques de ses spectacles portent la marque d'un théâtre “engagé dans la Cité”, explorant les problématiques sociales et politiques contemporaines.

Forte de nombreuses représentations en Alsace (Filature, Maillon, TAPS Gare) et en France (Théâtre 95 à Cergy Pontoise, Théâtre Berthelot à Montreuil), la compagnie développe depuis 2010 une carrière internationale. Elle crée Masques en radeau, dialogue avec Elias Canetti au Théâtre Sfumato de Sofia en Bulgarie, repris à Strasbourg puis en tournée en France. En 2014, sa création Un miroir aux images. Margarita, Penthesilea, Io est créée à Athènes, puis tourne à Tinos (Grèce), Istanbul, Paris et Strasbourg.

(textes repris du Dossier artistique de présentation d’Extremôphile, 2016)

 

Partenaires : Institut Culturel Roumain de Paris (ICR), Institut de la langue roumaine (ILR), l’équipe de recherche 4376 « Culture et histoire dans l’espace roman » (CHER).

Responsable : Nora Mărcean (marcean@unistra.fr)

Conférence de Thomas TOLNAI de l'Université Babeș-Bolyai de Cluj-Napoca : "Le traducteur freelance, un métier en voie de disparition ?"

Conférence-débat organisée par le Département d'études roumaines et le Lectorat de roumain

Jeudi 28 novembre 2019, 15h-16h30, salle A26 Platane

Dans un monde de plus en plus automatisé, où la traduction automatique gagne du terrain d’une manière impressionnante, la profession de traducteur est-elle vraiment en voie de disparition ? Peut-on se dispenser des professionnels dans une activité qui pendant des millénaires a été essentiellement humaine ? Ou plutôt, il y aurait-il un moyen de mettre la traduction automatique au service du traducteur humain afin de rendre l’activité de traduction plus efficace ? Dans ce contexte, quels seraient les outils TAO (traduction assistée par ordinateur) essentiels dans l’activité de chaque traducteur du XXIème siècle ? Voici quelques questions auxquelles nous essayerons de répondre ensemble pendant ce débat.

 

Thomas Tolnai est traducteur freelance d’anglais, français et roumain depuis 2007, spécialisé dans plusieurs domaines : médical, pharmaceutique, informatique, logistique, marketing et publicitaire. Il est diplômé en LEA (anglais, français et roumain), avec un master en traductologie-terminologie à l’Université « Babeș-Bolyai » de Cluj-Napoca, Roumanie, co-fondateur de TranslateCluj, conférence internationale des professionnels du langage. Il est également doctorant en linguistique générale à la même université.

 

Conférence de Catherine ROTH de l'Université de Haute Alsace : "Implicite et interculturalité : cas d'étude des Saxons de Transylvanie, une monorité germanophone de Roumanie"

Conférence organisée dans le cadre du cycle « Espaces et lieux de l’interculturel » (IdEx de la Licence Langues et Interculturalité)

Mercredi, 20 novembre 2019, 17h30-19h,

dans l’Amphithéâtre du Collège Doctoral Européen (46, boulevard de la Victoire, 67000 Strasbourg)

 

L’interculturalité est souvent considérée comme un concept (ou est-ce un champ, une notion, un thème ?) inventé par le XXe siècle et mis sur le devant de la scène par le XXIe. En réalité, elle est d’une part constitutive de toute définition identitaire, car on ne se définit que par rapport à l’autre, et d’autre part elle était la règle du fonctionnement social prénational, dont on oublie qu’il constitue un espace temps bien plus vaste que celui des identités nationales depuis le XIXe siècle. Une approche diachronique ou historique permet de remettre le terme d’interculturalité dans un contexte qu’il est important de comprendre.

Le cas d’étude d’une minorité germanique en Roumanie, les Saxons de Transylvanie, permet une étude sur la longue durée, du XIIe au XXIe siècle, car ils sont ou furent un tout petit peuple, de seulement 250 000 personnes au point d’acmé de leur histoire. En outre ils vivent ou ont vécu sur un territoire qui a toujours été partagé par plusieurs cultures. L’étude a mis en évidence le rôle déterminant du discours implicite dans la constitution des identités, leur maintien et le dialogue entre elles.

 

Catherine Roth est maître de conférences en sciences de la communication à l’université de Haute-Alsace. Elle est spécialiste de culture sur les plans théorique et pratique, ayant également été à la tête des instituts culturels français d’Innsbruck et de Francfort ainsi que de la direction de la culture et du patrimoine du Conseil de l’Europe. Elle s’inscrit en recherche dans le courant allemand des sciences de la culture (Kulturwissenschaften), à la fois proches et différentes des cultural studies, ce dont ce bref article de synthèse donne un aperçu   https://journals.openedition.org/rfsic/2451


Conférence du Professeur Vlad CONSTANTINESCO « La Roumanie dans l’Union européenne : un État membre comme les autres ? »

Évènement de la Quinzaine culturelle roumaine

Jeudi 28 février 2019, à 18h, salle Tauler, Palais Universitaire ( 9, Place de l’Université, 67000 Strasbourg)

Vlad Constantinesco, professeur émérite de droit public et science politique de l’Université de Strasbourg, propose de s’interroger dans cette conférence sur les particularités que présente la Roumanie dans l’Union européenne par rapport aux autres États membres.

L’adhésion tardive et incomplète (ni EURO, ni Schengen) de la Roumanie à l’UE bénéficie du fort soutien de sa population. Assujettie au Mécanisme de coopération et de vérification, la Roumanie fait semestriellement l’objet d’un rapport de la Commission européenne mesurant le chemin parcouru pour l’instauration de l’État de droit et pour la lutte anticorruption. D’autres instances européennes (Commission de Venise, GRECO) observent également les progrès réalisés par la Roumanie dans ces domaines. Des événements politiques récents attirent l’attention au moment où la Roumanie est en charge de la présidence semestrielle du Conseil de l’UE. Les valeurs promues par l’art. 2 du Traité sur l’Union européenne sont-elles menacées par les institutions politiques roumaines comme l’estime le Parlement européen dans sa résolution du 13 novembre 2018 ?

 

Colloque international "La naissance de la Grande Roumanie dans son contexte national et international", 17-18 janvier 2019

Le colloque, organisé dans le cadre de la Saison France-Roumanie 2019, se propose de jeter une lumière nouvelle sur la création de la Grande Roumanie à la fin de la Grande Guerre et de réévaluer le rôle majeur de la mission militaire française conduite par le Général Berthelot en Roumanie. Le public universitaire et le grand public pourront ainsi (re)découvrir un pan de notre histoire culturelle commune, liée à ce petit royaume coincé entre les Carpates et la Mer Noire devenu une grande puissance régionale à la fin de 1918.

L’événement est placé sous le haut patronage du Général Marc OLLIER, Gouverneur militaire de Strasbourg, Commandant de la 2e Brigade blindée. Il est soutenu par l'Institut Culturel Roumain Paris, le Consulat Général de Roumanie à Strasbourg, le Consulat Général de Roumanie à Lyon, l’Ambassade de Roumanie en France, la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, la Ville de Strasbourg, le Ministère français des Armées, le Ministère roumain de la Défense.

En pratique :

  • Jeudi 17 janvier 2019, 8h45-18h, salle Guy Ourisson, Institut Le Bel, 4 rue Blaise Pascal, campus Esplanade, Strasbourg
  • Vendredi 18 janvier 2019, 8h30-18h, salle du Barabli, Cercle des Officiers, 17 Place Broglie, Strasbourg

 

  • A découvrir également dans la salle du Barabli le 18 janvier : l’exposition « Le Général Henri Matthias Berthelot sur le front roumain (1916-1918) » réalisée en collaboration avec l’Académie Roumaine et l’Institut culturel roumain.

Programme colloque Grande Roumanie

Conférence de Robert ADAM : "Populisme roumain, populisme européen : l'Europe des anti-européens"

"Populisme roumain, populisme européen : l'Europe des anti-européens"

Conférence de M. Robert ADAM, docteur ès sciences politiques, collaborateur scientifique de l’Université Libre de Bruxelles

Jeudi 4 octobre, à partir de 18h30, en salle 3209, Patio 3, Campus de l'Esplanade.

Affinités latines

La culture comme élément des relations franco-roumaines (XVIIIe-XXIe siècles)

Affinités latines

17 et 18 septembre 2015
Maison Interuniversitaire des Sciences de l'Homme - Alsace (MISHA)

Salle des conférences
5, allée du Général Rouvillois - 67000 Strasbourg